Foire aux questions

Général

Un oncologue est un médecin qui, après 6 années d’études de médecine à la faculté, s’est spécialisé dans le traitement du cancer. Cette spécialisation dure 5 autres années pendant lesquelles il exerce la fonction d’interne des hôpitaux. Il peut alors, comme c’est le cas des médecins de notre équipe, exercer une fonction de chef de clinique à l’université (enseignement) et d’assistant des hôpitaux pendant 2 à 4 années supplémentaires.

Il en existe deux catégories : les oncologues radiothérapeutes, qui prescrivent la radiothérapie et, sous réserve d'avoir passé une compétence complémentaire (Diplôme d'Etude Spécialisé Complémentaire de cancérologie), les traitements généraux et les oncologues médicaux, qui acquièrent une expertise spécifiques dans les traitements généraux.

Recherche clinique

Un essai thérapeutique est un procédé, national ou international, qui cherche à évaluer l’efficacité d’un médicament dans une situation dans laquelle il ne peut être administré autrement car il n’a pas d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).
Au moment où celui-ci vous est proposé, on sait que le traitement a une certaine efficacité, mais on ne sait pas si celle-ci est inférieure, égale ou supérieure au traitement de référence, qu’on vous proposerait en dehors du cadre de cet essai. C’est ce que l’on cherche à déterminer.
Votre cancérologue peut vous proposer de participer à un essai thérapeutique. Il vous en explique alors les modalités et vous remet un document d’information. Vous êtes libre d’accepter ou de refuser de participer.
Un délai de réflexion est obligatoire, avant de recueillir votre éventuel consentement écrit éclairé. Si vous acceptez, vous restez libre de retirer votre consentement à tout moment.
Le cas échéant, certains examens sont pratiqués afin de pouvoir vérifier effectivement que les critères nécessaires (« critères d’inclusion ») à la participation à l’essai thérapeutique sont présents.
En fonction de la nature de l’essai, plusieurs situations peuvent être rencontrées :
Le traitement à l’étude vous est administré, et son efficacité est évaluée au fur et à mesure.
Le traitement à l’étude ou le traitement de référence qu’on vous proposerait en dehors de l’essai thérapeutique vous est administré. Dans ce cas, afin d’éviter que l’étude ne soit « biaisée », un tirage au sort informatique (ou « randomisation » de l’anglais « random », hasard) détermine lequel des deux traitements va vous être administré. Deux situations sont alors possibles :
- dans un essai « ouvert » : votre cancérologue et vous savez lequel des traitements vous est administré.
- dans un essai « en aveugle » : ni votre cancérologue ni vous ne savez lequel des traitements vous recevez. Ce n’est que longtemps après la fin de l’essai thérapeutique que la nature du traitement reçu peut être connue.

Soins

Il s'agit d'une réunion des différents spécialistes impliqués dans la prise en charge du cancer Ce sont les médecins responsables du diagnostic : radiologues, médecins nucléaires ou anatomo-pathologistes ou du traitement du cancer : chirurgiens, oncologues médicaux, oncologues radiothérapeutes. D'autres corps de métier peuvent être représentés sans que leur présence soit nécessaire au quorum : spécialistes de la douleur, psychiatres, psychologues, assistantes sociales, pharmaciens etc.

Elle se réunit au moins deux fois par mois.
Elle donne un avis consultatif.

Radiothérapie

La radiothérapie est un traitement qui détruit les cellules cancéreuses en délivrant une énergie importante au niveau d’un volume cible. Cette énergie est véhiculée par des radiations ionisantes (électrons accélérés ou rayons X).
On distingue radiothérapie interne (appelée aussi curiethérapie) et la radiothérapie externe

Différents types de rayonnements sont utilisables : les photons de haute énergie (appelés aussi rayons X ou rayons Gamma) et les électrons (rayonnement particulaire). Les protons ont des caractéristiques propres et sont plus rarement employés.
Les accélérateurs produisent des faisceaux de photons grâce au courant électrique. Il n’y a donc pas de radio-activité.
Les accélérateurs ne vous toucheront pas pendant la séance de traitement. Les rayons ne sont pas visibles et vous ne ressentirez aucune douleur à leur passage.
Avant de commencer le traitement, vous avez rencontré le Médecin radiothérapeute qui vous a expliqué les différents effets secondaires possibles, pendant le traitement et à plus long terme. La plus grande partie de ces effets secondaires sont temporaires et contrôlables par des médicaments.

Les photons de haute énergie
Les faisceaux de photons de haute énergie délivrent leur dose maximale à une profondeur déterminée en fonction de leur énergie et de la taille du champ. Au delà de ce point, leur décroissance est exponentielle.
Les électrons
Les faisceaux d’électrons sont rapidement stoppés par la matière et ne peuvent atteindre les régions profondes du corps. Ainsi, ce type de rayonnement peut être utilisé pour traiter les cancers de la peau, ou les tumeurs très superficielles. De même, l’emploi d’électrons permet de délivrer un complément de dose sur la tumeur ou dans une zone opératoire. Le boost en fin d’irradiation d’un cancer du sein opéré en est un exemple typique.

Les photons émis, traversent le corps, et déposent leur énergie au fur et à mesure de leur traversée. Ces dépôts d'énergie vont provoquer des lésions de l'ADN soit directement, soit par l’intermédiaire de la création de particules instables appelés radicaux libres. Les cellules cancéreuses dont l’ADN est lésée, arrêtent de proliférer ou meurent. Les cellules mortes sont ensuite détruites et éliminées par l’organisme.
Les cellules normales présentes dans la zone irradiée, subissent également des dommages mais peuvent habituellement les réparer.

Pour détruire le cancer dans la zone irradiée, il est nécessaire de délivrer une forte dose (dose curative). Cette forte dose est habituellement répartie en plusieurs séances appelées fractions. Ce fractionnement est indispensable pour permettre aux tissus sains, entre 2 séances, de réparer les lésions de leur ADN induites par l’irradiation. C’est l’ensemble des fractions qui constitue votre traitement de radiothérapie.

La radiothérapie peut aussi être utilisée à dose plus faible, pour traiter un symptôme comme la douleur. Si la dose par séance est un peu plus importante, le nombre de séances est plus réduit et il n’y a parfois qu’une seule séance. Les effets secondaires de ce type de traitement sont moins fréquents que dans une radiothérapie curative.

Au moment de définir votre irradiation, l'oncologue radiothérapeute prend en compte :
- Le type de votre cancer
- La localisation de la tumeur
- Les autres traitements que vous recevez ou qui sont programmés
- Votre état général.
Vous allez donc bénéficier d’un traitement individualisé.
Une radiothérapie à visée curatrice, dure habituellement de 5 à 7 semaines, parfois plus longtemps. Votre oncologue radiothérapeute vous informera de la durée prévue de votre traitement.
La plupart des patients sont traités tous les jours, du lundi au vendredi avec un repos le week-end. Le nombre de séances peut parfois être réduit de 1 à 3 par semaine.
Votre oncologue radiothérapeute choisit donc le type de radiothérapie et la machine correspondante pour traiter au mieux votre cancer, quel que soit sa localisation.

La première phase de préparation consiste en un scanner dosimétrique, réalisé dans nos locaux. Au cours de cette étape nous noterons de façon très précise la position dans laquelle vous êtes et recourrons parfois à des moyens de contention, voire à de discrets points de tatouage, pour vous aider à la retrouver à chaque séance de traitement et à la conserver pendant toute la durée de celle-ci. Sur ce scanner dosimétrique peuvent être fusionnées d’autres imagerie (IRM, TEPscanner, scanner pré-opératoires). L'oncologue radiothérapeute (FAQ équipe Qu'est-ce qu'un oncologue ? (radiothérapeute et médical)) fait la délinéation, coupe par coupe, les volumes à cibler et les organes que l’on souhaite préserver. Il indique également le niveau de dose souhaité et les contraintes à respecter en termes de préservation d’organes sains. La reconstruction en 3D de votre anatomie permettra de générer un avatar virtuel sur lequel la radiothérapie sera modélisée. Cette étape nécessite l’intervention d’un de nos 5 physiciens médicaux aidés pour cela par des dosimétristes et aides-physiciens. Ce processus d’optimisation du traitement est une clé de voûte de votre traitement qui peut parfois prendre plusieurs semaines.

La radiothérapie conformationnelle appelée aussi radiothérapie conformationnelle 3D (RC 3D) est la forme la plus courante de radiothérapie externe. La forme des faisceaux de rayons X est adaptée à la forme de la tumeur. Plusieurs faisceaux sont utilisés permettant de délivrer une forte dose à la tumeur et de limiter l’irradiation des tissus sains environnants.

Cette technique permet d’irradier la tumeur de manière encore plus précise. L’accélérateur émet des rayons X en tournant autour du patient, multipliant ainsi le nombre de faisceaux utilisés. Dans le même temps, la forme des faisceaux est modifiée grâce à un système de lames de plomb situées dans la tête de l’accélérateur (le collimateur multi-lames). Au total, cette technique permet d’irradier très précisément la tumeur ou certaines zones spécifiques autour de la tumeur. La dose donnée aux tissus sains avoisinants est ainsi réduite, limitant le risque d’effets secondaires à long terme. Par exemple lors de l’irradiation de cancers ORL, la moelle épinière est très bien protégée et il devient possible d’épargner les glandes salivaires.
Ce type de technique complexe, nécessite outre une planification rigoureuse, des calculs informatiques complexes et de multiples vérifications, expliquant ainsi un délai plus long avant sa mise en place.

Les accélérateurs disposent également d’un système d’imagerie embarquée, permettant la réalisation de radiographies en cours de traitement. Ces radiographies effectuées quotidiennement permettent de vérifier le positionnement du patient et donc la reproductibilité du traitement. De même, il est possible de réaliser un scanner pendant la séance. Ces scanners vont permettre de contrôler la position de la tumeur et donc la qualité de l’irradiation.

Pendant la durée d’un traitement de radiothérapie, le volume de la tumeur peut diminuer. Sa forme peut changer. De même, une perte de poids importante peut modifier la conformation de votre corps. La radiothérapie adaptative consiste à modifier le plan de traitement et la balistique pour s’adapter à ces changements. Votre équipe médicale créée alors un nouveau plan de traitement, ce qui peut nécessiter ensuite, la répétition de scanners et radiographies de contrôle.
Les techniques modernes de radiothérapie offrent la possibilité d’une irradiation adaptive de grande précision. Il s’agit cependant d’une technique innovante encore peu utilisée.

La radiothérapie stéréotaxique consiste à délivrer de très fortes doses en quelques séances sur une tumeur bien limitée. On parle de radiochirurgie quand il n’y a qu’une seule séance.
Ce type de traitement est possible grâce à l’utilisation de nombreux faisceaux de petite taille, émis sous différents angles. Chaque faisceau apporte une faible dose. La somme de tous ces faisceaux permet donc de délivrer une forte dose à leur point de rencontre de manière très précise. Il devient donc possible d’irradier la tumeur à très forte dose en épargnant encore d’avantage les tissus sains environnants.
A l’Institut de Cancérologie Hartmann, nous disposons du Cyberknife M6 qui nous permet de vous proposer ce type de technique extrêmement complexe.

- La radiothérapie stéréotaxique peut-elle être utilisée pour les tumeurs cérébrales ?
Les lésions cérébrales comme les métastases, mais aussi d’autres tumeurs comme les neurinomes, les adénomes hypophysaires ou les méningiomes conviennent bien à un traitement de radiothérapie stéréotaxique. Il s’agit en effet de lésions bien limitées, peu mobiles. Pour ce type de traitement, il est nécessaire de vous confectionner un masque en matière plastique, moulée à la forme de votre visage, permettant le maintien de votre tête dans une position définie.

Qu'est-ce que la radiothérapie stéréotaxique extra-crânienne (Stereotactic body radiotherapy – SBRT) ?
Il est possible d’utiliser la technique de radiothérapie stéréotaxique pour traiter de petites tumeurs, bien délimitées, situées profondément dans le corps. Les tumeurs du foie, du pancréas ou du poumon, se prêtent particulièrement bien à ce genre de traitement. On parle alors de radiothérapie stéréotaxique extra-crânienne (Stereotactic body radiotherapy – SBRT) ou radiothérapie stéréotaxique ablative (SABR).

La radiothérapie externe ne vous rend pas radioactif. Il n’y a donc aucun danger pour votre entourage, y compris les enfants pendant la durée de votre traitement.
Les patients réagissent à l’irradiation de différentes façons :
- Certains continuent de travailler pendant toute la durée du traitement
- D’autres se sentent fatigués et préfèrent rester à la maison
- Parfois, une hospitalisation peut être nécessaire.
Votre médecin radiothérapeute, les manipulateurs et manipulatrices vous conseilleront pour une gestion optimale de votre traitement. L’ensemble de l’équipe de traitement est à votre disposition à tout instant. De même, n’hésitez pas à demander de l’aide à votre famille, vos amis, votre employeur. Au fur et à mesure du déroulement de votre irradiation, vous pourrez mieux analyser votre tolérance aux effets secondaires et adapter au mieux votre vie quotidienne.

- Pourquoi la radiothérapie donne des effets secondaires ?
L’irradiation détruit les cellules cancéreuses dans la zone irradiée : c’est le but du traitement. Mais l’irradiation affecte aussi les cellules saines situées dans cette même zone irradiée., donnant ainsi des effets secondaires. Ces effets sont très variables de patient à patient et il n’est pas possible de prédire précisément comment vous allez réagir.
Avant le début du traitement, votre médecin radiothérapeute vous informe de tous les effets secondaires possibles. Les connaître peut vous aider à vous préparer et à gérer toutes ces difficultés. N’hésitez pas à poser des questions sur l’ensemble des effets secondaires à long terme que votre traitement pourrait générer.

- Les effets secondaires
→ Fatigue
Beaucoup de patients se sentent fatigués pendant leur traitement de radiothérapie, surtout si celui-ci dure plusieurs semaines, manquant d’énergie dans leur activité quotidienne.
Ceci résulte en partie des efforts demandés à l’organisme pour la réparation des dégâts causés aux tissus sains. Cet état de fatigue peut se prolonger quelques semaines après la fin du traitement.
Reposez-vous si cela est nécessaire mais essayez dans la mesure du possible, de maintenir une activité régulière. La pratique d’exercices permet souvent de réduire la sensation de fatigue.

→ Irritation de la peau
Dans la zone irradiée, la peau peut devenir plus rouge ou plus sombre. Elle peut également devenir plus sèche et plus sensible, avec des sensations de démangeaisons. On observe parfois en fin de traitement des petites plaies semblables à des brûlures. L’équipe médicale et paramédicale se tient à votre disposition, pour vous conseiller au mieux sur les moyens de prévention et de traitement.
En savoir plus : Fiche peau HORG

→ Perte des cheveux et des poils dans la zone irradiée
L’irradiation peut entraîner la chute des cheveux ou la perte de poils, uniquement dans la zone irradiée. Le reste du corps n‘est pas affecté. Cheveux et poils repoussent habituellement quelques semaines après la fin du traitement.

→ Autres effets secondaires.
Les effets secondaires possibles dépendent avant tout de la zone du corps irradiée et des organes qui s’y trouvent. N’hésitez pas à signaler aux médecins ou aux manipulateurs (trices) tout symptôme. Des médicaments peuvent vous être prescrits pour les atténuer et des conseils vous seront donnés pour les prévenir. Des brochures d’informations sont également à votre disposition.

→ Effets à long terme
La radiothérapie est parfois responsables d’effets secondaires tardifs qui apparaissent à distance de la fin du traitement.
La nature de ces effets dépend du type de cancer, de sa taille, de sa localisation, de la proximité de certains tissus ou organes importants. On peut ainsi observer
- Une modification de la couleur de la peau dans la zone irradiée
- Une sécheresse de la bouche
- Des difficultés respiratoires
- Une stérilité
- Une impuissance
- Des douleurs chroniques
- Des troubles du transit
- Une inflammation de la vessie
Cette liste n’est pas exhaustive. Il est donc très important de demander à votre médecin radiothérapeute le risque d’effets secondaires tardifs et leur nature.

Traitements systémiques

En cancérologie, le terme chimiothérapie fait référence aux médicaments qui agissent sur les cellules tumorales pour les empêcher de se multiplier en altérant les processus de réplication de leur matériel génétique.
Le plus souvent, les chimiothérapies sont administrées par voie intraveineuse par le biais d’un cathéter central (également appelé « chambre implantable » ou « Porth-a-Cath », cf. rubrique correspondante) en hôpital de jour ou en hospitalisation conventionnelle, 1 à 4 fois par mois, à intervalles réguliers.
Avant chaque administration de chimiothérapie, il est nécessaire de vérifier que les conditions requises sont remplies pour que vous puissiez le recevoir en sécurité, en évaluant notamment la tolérance de l’administration précédente, votre état de forme générale, votre poids, et votre bilan sanguin récent (moins de 48h avant la date prévue d’administration).
Le traitement qui est choisi est celui qui semble le plus approprié pour vous, en prenant en compte le type de cancer, l’organe à partir duquel il s’est développé, le(s) autre(s) organe(s) dans le(s)quel(s) il s’est éventuellement développé. Plusieurs cycles sont administrés avant de faire un bilan pouvant permettre de juger de son efficacité.

Dans ce cas elles sont à prendre une ou deux fois par jour, de manière continue ou discontinue (par exemple deux semaines sur trois). Elles nécessitent les mêmes précautions que les chimiothérapies administrées par voie intraveineuse. Quelques précautions indispensables supplémentaires :
- toute prise de nouveau médicament doit être signalée à votre oncologue, afin de vérifier que votre chimiothérapie orale ne fait pas de « mauvais ménage » avec le médicament en question
- ne JAMAIS dépasser la dose de chimiothérapie prescrite par prise même en cas d’oubli d’une prise. Un oubli n’est pas grave, il ne doit JAMAIS être rattrapé.

Cette chimiothérapie est administrée avant le traitement local d'un cancer qui, généralement, est localisé.
Elle sert parfois à facilité le traitement local (chirurgie et/ou radiothérapie) en faisant diminuer le volume tumoral. Elle vise aussi à éradiquer les éventuelles cellules qui seraient aller se fixer à distance et qui, si elles se multipliaient, seraient à l'origine de métastases. Enfin, et cela peut être utile pour l'adaptation des traitements ultérieurs, elle offre la possibilité de juger in-situ (c'est à dire directement sur le patient) de la sensibilité des cellules cancéreuses à des médicaments.

NB : il peut parfois être envisager le recours à des traitements néoadjuvants par hormonothérapie ou plus locaux tels que l'embolisation ou la radiothérapie

Cette chimiothérapie est administrée après le traitement local d'un cancer qui ne présente pas de métastases visibles.

Son but est d'augment les chances que le cancer ne reviennent pas (au niveau de l'organe traité mais surtout à distance).

La chimiothérapie vise à stopper l'évolution du cancer et, dans certains cas, peut le guérir. Parfois aussi, malheureusement, son effet n'est que transitoire et il faut envisager soit d'autres lignes de traitements sytémiques (chimiothérapie, traitement ciblé ou immunothérapie), soit une prise en charge exclusivement symptomatique du cancer.

Certains sont spécifiques à certains médicaments, d’autres sont plus fréquemment rencontrés : - La fièvre : il est nécessaire de disposer d’un thermomètre chez soi. Les chimiothérapies peuvent réduire le nombre de globules blancs, et sensibiliser votre corps aux infections. En cas de sensation de fièvre, il faut prendre votre température avec un thermomètre. La fièvre c’est : plus de 38,3°C à une reprise, ou plus de 38,1°C à deux reprises espacées d’au moins une demi-heure. Que faire en cas de fièvre ? o Heures ouvrables :  Contacter votre cancérologue ou votre médecin généraliste  Faire une prise de sang avec « numération formule sanguine » le jour même pour connaître votre taux de globules blancs o Nuit et jours fériés : consulter aux urgences En effet si votre taux de globules blancs est bas (leucocytes <1500/mm3 ou polynucléaires neutrophiles<500/mm3), l’administration d’antibiotiques le jour même est nécessaire. - les nausées et vomissements : il existe désormais de puissants médicaments permettant de les réduire fortement. Un traitement préventif vous sera prescrit par votre cancérologue, et celui-ci sera ensuite adapté au fur et à mesure - la chute des cheveux ou « alopécie » : elle peut être partielle ou totale, elle est réversible dans la très grande majorité des cas. Les cheveux peuvent repousser avec un aspect identique ou différent de l’aspect antérieur. Une consultation avec une esthéticienne peut vous être proposée à la clinique afin que vous puissiez anticiper et vous adapter au mieux à cette chute de cheveux.

La première thérapie ciblée était l'hormonothérapie. Avant même d'avoir mis en évidence la "cible". Ces thérapies connaissent un développement fulgurant depuis les années 1990. Elles on pour objectif de compléter l’arsenal thérapeutique disponible pour le traitement des cancers, en les donnant seules ou en association avec la chimiothérapie « conventionnelle ».
C’est grâce à l’identification d’une cible présente au sein des cellules cancéreuses et peu présente ou absente au sein des cellules saines que ces traitements agissent. Ils vont aller « éteindre » un récepteur, présent à la surface des cellules cancéreuses qui commande leur multiplication, comme on éteindrait un interrupteur.
Dans certains cancers la cible est présumée présente au sein des cellules tumorales, dans certains cas cette cible doit être préalablement recherchée sur un prélèvement de tissu (« biopsie ») antérieurement ou nouvellement réalisé avant de pouvoir, le cas échéant, administrer le traitement en question.
Certaines thérapies ciblées sont données par voie intraveineuse, en association avec la chimiothérapie, au moins à la phase initiale du traitement.
Certaines sont données par voie orale, une ou deux fois par jour, de manière continue ou discontinue (par exemple 4 semaines sur 6). Elles sont données seules. Comme pour les chimiothérapies orales, la prise de tout nouveau médicament doit être signalée à votre oncologue, et tout oubli de prise ne doit JAMAIS être remplacé.
Un type de traitement ciblé, appelé traitement anti-angiogénique, vise à stopper la synthèse de nouveaux vaisseaux. Ces nouveaux vaisseaux sont indispensables au développement des lésions cancéreuses à partir d'un diamètre d'un millimètre. Même si certains types tumoraux sont plus sensibles que d'autres aux traitements anti-angiogéniques, leurs mécanismes essentiels transitent par la réaction de l'hôte (le patient lui-même) et non pas par celle des cellules cancéreuses.

Ils sont généralement en rapport avec le mécanisme d’action de la thérapie ciblée qui vous est proposée. Par exemple si un traitement visant à réduire le développement de vaisseaux sanguins par les cellules tumorales ou traitement « anti-angiogénique » vous est administré, votre cancérologue vous demandera de prendre régulièrement votre pression artérielle car celle-ci pourrait être majorée par le traitement, et parfois nécessiter un traitement spécifique.

L’immunothérapie, classe particulière et récente de thérapie ciblée, a pour objectif de permettre à votre système immunitaire de mieux participer au traitement de votre cancer. En effet, dans bon nombre de cas, les cellules cancéreuses « corrompent » le système immunitaire de l’hôte afin que celui-ci n’agisse pas contre elles. Le principe de l’immunothérapie est d’empêcher cette forme de « corruption » afin que le système immunitaire puisse agir contre les cellules tumorales.
L’immunothérapie peut être utilisée dans certaines maladies et dans certaines situations qui ont fait l’objet « d’Autorisation de Mise sur le Marché » (AMM) ou dans le cadre d’essais thérapeutiques.

Il est possible d’observer certaines manifestations liées à la réactivation du système immunitaire.

En association entre eux
Il est fréquent d’associer deux ou plusieurs traitements, chimiothérapie conventionnelle ou thérapie ciblée afin d’en potentialiser les effets.

En association avec la radiothérapie
Dans ce cas l’objectif est de pré-sensibiliser les cellules cancéreuses à l’action de la radiothérapie, afin d’en potentialiser l’effet. Le traitement associé choisi par votre radiothérapeute peut être administré par voie orale ou par voie intraveineuse.
Avec la chirurgie
- avant la chirurgie, chimiothérapie dite « chimiothérapie néo-adjuvante » : l’objectif est alors de réduire le volume de la tumeur afin de pouvoir opérer dans de meilleures conditions
- après la chirurgie, chimiothérapie « adjuvante » : l’objectif est alors de réduire au maximum le risque de rechute de la maladie, qui peut exister même si la chirurgie a permis de retirer l’intégralité de la tumeur cancéreuse.
Avec l’hormonothérapie
L’objectif est alors de potentialiser les effets de ces deux traitements.

Le traitement qui vous est administré peut être fatiguant. Il peut être conseillé de prévoir des périodes de repos, particulièrement dans les 5 à 10 jours qui suivent celui-ci. Il peut vous être proposé un séjour en soins de suite et de réadaptation peut vous être proposé au décours de votre traitement. Une activité physique même modérée est conseillée afin de lutter contre la fatigue et d’améliorer la tolérance des traitements.

Il n’y a pas de contre-indication médicale à la poursuite d’une activité professionnelle pendant votre traitement, mais il est généralement conseillé de prévoir un arrêt ou une réduction du temps de travail, et si possible d’anticiper la possibilité de s’absenter de son travail sans difficulté, ou de prévoir la possibilité de travailler à partir de chez soi.

Il n’y a aucune recommandation particulière concernant la vie sociale à observer pendant votre traitement. Il est préférable de limiter le contact avec les personnes présentant une maladie contagieuse (rhume par exemple), afin de limiter la fatigue surajoutée éventuelle.

Il est possible de voyager pendant votre traitement mais il est conseillé au préalable de savoir comment vous tolérez le traitement, c’est-à-dire de ne partir éventuellement qu’après le deuxième traitement, de prévoir éventuellement une assurance pour votre rapatriement en cas de nécessité, de partir avec les éléments résumant votre maladie et les traitements reçus, et d’identifier à l’avance quel médecin ou quelle structure de santé pourrait vous accueillir en cas de nécessité.